Cartes
30 DayMapChallenge 2026
Cette année encore, l'IGN participe au 30 DayMapChallenge. Pendant tout le mois de novembre, découvrez chaque jour une nouvelle création de notre atelier de cartographie thématique.
Publié le 01 novembre 2026
Comment mixer carte vintage et procédé d’impression vintage ?
Il nous faut une carte ancienne, prenons la célèbre carte de Cassini (XVIIe siècle) sur la zone de Paris et une technique de gravure, la taille d’épargne (technique de gravure en relief apparue à la fin du XIVe siècle en Europe).
Les étapes sont les suivantes : il faut décalquer la carte, reporter le calque sur la plaque de vinyle souple puis, à l’aide de gouges (ciseaux creusés en gouttière) évider les zones de la matrice qui ne doivent pas être imprimées, qui seront donc « épargnées » par le graveur, d’où le nom taille d’épargne !
Si vous voulez en savoir plus sur la carte de Cassini, retrouvez l’exposition « La carte de France de Cassini » à découvrir aux Musée des Archives Nationales à Paris !
Cartographe : Sylvie Briaud
Source : Carte de Cassini (XVIIIe siècle)
Ah, comme le monde est petit ! Enfin… tout dépend de votre point de vue !
Pour changer, observons la Terre à hauteur d’homme et de femme. Pas depuis le ciel, mais depuis sa surface.
En tournant sur 360°, les paysages deviennent des panoramas. Et en déformant ces panoramas en vues stéréographiques, nos horizons se transforment en petites planètes, comme autant de mondes à explorer.
Derrière ces images animées se cache une autre façon de voir le monde : Panoramax, le géocommun libre et collaboratif pour photo-cartographier les territoires, porté par OpenStreetMapFrance et l'IGN via la Fabrique de la donnée territoriale.
Plus d'1,1 million de kilomètres déjà parcourus, grâce à une communauté qui documente nos territoires et partage ses images librement.
Cartographe : Benjamin Saglio
La France compte 1 258 cimetières militaires étrangers*. Ils sont l’empreinte des deux guerres mondiales (14-18, 39-45). On enterre les soldats au plus près de l’endroit où ils sont tombés, ou près des hôpitaux et bases arrière où ils sont morts de leurs blessures.
923 cimetières britanniques. Ceux-ci dessinent le front britannique : le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme et l’Aisne, où les armées britanniques ont combattu aux côtés de la France en 1914-1918.
167 cimetières allemands. Bien moins nombreux, ils s’étirent de la Manche à l’Alsace, avec de fortes concentrations dans le Nord-Est, là où les combats des deux guerres se sont déroulés. Moins nombreux mais souvent plus vastes : les tombes y ont été en grande partie regroupées après-guerre dans de grandes nécropoles.
*Cette carte montre les seuls cimetières allemands et britanniques recensés dans la BD TOPO®. Elle ne prétend pas être exhaustive.
Cartographe : Clément Tychyj (LinkedIn, Instagram)
Sources des données : BD TOPO® 2026 (IGN)
La vallée de la Seine entre Paris et Rouen est marquée par une succession de méandres, à travers lesquels s'écoule un fleuve paisible et prospère.
De multiples îles jalonnent ce parcours. Plus d'une centaine aujourd'hui, mais ce nombre n'a cessé d'évoluer avec le temps. Certaines ont disparu (dragage, érosion des berges...), d'autres ont fusionné entre elles ou avec l'une ou l'autre rive (bras mort, dépôts d'alluvions, aménagements de quais et de promenades...)
Cartographier cette collection de surfaces longilignes ou courbes constitue une occupation bien relaxante en vérité ! Une occupation qui donne l'impression d'inventorier d'étranges petits objets géographiques, ou qui invite à se plonger dans une partition musicale ou une écriture mystérieuses, comme si la Seine avait une histoire à nous révéler...
NB1 : seules les îles nommées de plus de 5 ha et/ou de plus de 600 m de long ont été représentées ici.
NB2 : cette carte est indirectement inspirée des "Villes Rangées" d'Armelle Caron
Cartographe : Benjamin SAGLIO
Sources des données :
BD ALTI® / BD TOPO® / BD CARTO®
Entre 1911 et 1912, la conquête du Pôle Sud a donné lieu à une rivalité légendaire entre le Norvégien Roald Amundsen et le Britannique Robert Falcon Scott. Cette série de cartes retrace le parcours de chaque expédition en fonction du mode de transport animal choisi.
Amundsen s’appuie sur une meute de chiens parfaitement rodée, dont le nombre est ajusté stratégiquement au fil des étapes.
De son côté, Scott fait le choix risqué d’embarquer des poneys de Mandchourie. Épuisées par les tempêtes et le manque de fourrage, ces bêtes connaîtront une fin tragique au pied du glacier Beardmore. Réduit à la seule force humaine et renonçant à l'usage des chiens, Scott poursuivra l’aventure avec quatre de ses hommes, tractant eux-mêmes leurs traîneaux dans un froid glacial.
Le style graphique s’inspire ici de la célèbre carte figurative de Charles-Joseph Minard (sur les pertes de l'armée napoléonienne lors de la campagne de Russie), en adaptant sa représentation à l’évolution dramatique des effectifs animaux lors de ces 2 expéditions en Antarctique.
Sources : Récits de R. Amundsen (1912) & R. F. Scott (1915)
Une île ne représente parfois qu'un point sur la carte.
Pourtant en changeant d'échelle, cette île peut à son tour se couvrir d'une multitude de points.
Cette série de cartes offre ici une représentation des reliefs de grandes îles françaises, échantillonnés selon une grille de points réguliers, dont la taille varie en fonction de l'altitude dominante localement.
Cette symbologie, plus souvent employée pour les cartes de population, se révèle ici tout à fait adaptée pour mettre en évidence une topographie très vite reconnaissable ; les 3 grands cirques réunionnais dominés par le Piton des Neiges en leur centre, la chaîne des sommets corses séparant deux départements, les reliefs volcaniques de Basse-Terre en Guadeloupe…
Elle offre par ailleurs une vision pointilliste surprenante, qui n'est pas sans évoquer le "Pin Art", ce célèbre jouet qui permet d'imprimer des formes en relief sur une grille de clous mobiles.
Cartographe : Benjamin SAGLIO
Sources des données : BD ALTI®
Mis à jour 06/11/2026

